Le Projet pédagogique

LES ORIGINES ET SOURCES DU PROJET

 

Le blog des Carnets de Frédéric B., ainsi que le compte Twitter dont le présent site est le complément (@FrédéricB_1418), sont le fruit d'un projet pédagogique mené auprès d'élèves de classes de 1ères, dans un Lycée de l'ouest toulousain, dans le cadre d'un Atelier bi-mensuel regroupant de jeunes adolescents volontaires.

 

Ce projet a été pensé et initié par un professeur d'Histoire-Géographie, M. Bouvier, à l'heure des commémorations du Centenaire de la Première guerre mondiale. Il s'agit de confier à quelques collégiens la Mémoire d'un poilu, contenue dans les pages dactylographiées d'un Journal de guerre qu'a laissé Fréderic B. à ses descendants. L'actuel travail que nous menons doit donc beaucoup à la confiance qui nous a été donnée par Bertrand Channac, petit-neveu et dépositaire des carnets de Frédéric B., quant à l'usage pédagogique que nous faisons ici des écrits de son aïeul.

 

Les écrits sur lesquels l'ensemble du projet s'appuit consistent en des souvenirs dactylographiés de deux natures. Frédéric B. notait  - on le sait par des lettres manuscrites qu'il a pu envoyer à quelques membres de sa famille en particulier à sa soeur Julienne B. - des éléments concernant son quotidien sur quelques carnets dont toute trace a été aujourd'hui perdue. En effet, lors de ses permissions, par soucis de sauvegarder les témoignages de son expérience du conflit, il recopiait l'intégralité de ses notes sur sa machine à écrire. Ce sont des photocopies des tapuscrits ainsi créés dont Bertrand Channac dispose aujourd'hui. Les originaux dorment peut-être quelque part, dans un grenier appartenant à l'un des quelques 200 descendants, petits-neveux ou arrières petits-neveux que compterait aujourd'hui Frédéric B., fort de 11 frères et soeurs.  A noter que quelques tapuscrits de notre source sont l'oeuvre d'Antoine B., frère aumonier de Frédéric B.

 

 

 

LA MISE EN OEUVRE DU PROJET

 

Dans le cadre d'un Atelier pédagogique hebdomadaire consacré à cet acte tant mémoriel qu'historique, les élèves volontaires découvrent les écrits de Frédéric B. au rythme auquel celui-ci les a couchés sur papier. Cent ans plus tard, semaine pour semaine. Ainsi, durant la dernière semaine de novembre 2014, ils prennent connaissance des récits concernant la dernière semaine de novembre 1914. Rien ne leur est dévoilé quant au sort final de Frédéric B. (a-t-il survécu ? a-t-il été blessé ? a-t-il été tué ? si oui, en quelle année ?). L'anonymisation même dudit Frédéric B., dont le nom de famille est tronqué (il sera révélé à la toute fin des commémorations du Centenaire), vise au même objectif : rendre son expérience plus universelle, laisser les élèves dans un relatif inconnu quant à l'avenir de notre combattant, afin de susciter chez eux une curiosité - si ce n'est une empathie - plus importante concernant le destin et les ressentis de Frédéric B.

 

Lors de chaque session de l'Atelier, les élèves réalisent, par petits groupes, différentes activités :

- Rédactions et programmation de tweets rendant compte du journal de Frédéric B, qui seront publiés au jour le jour, cent ans après les évènements racontés, sur un compte dédié (@FredericB_1418). Pour ce faire, il s'agit de sélectionner quelques passages représentatifs, marquants, et de les reformuler dans un message de moins de 140 caractères, tout en conservant l'esprit de notre source. Par le bais de recherches encadrées, quelques illustrations peuvent être choisies - voire réalisées - afin d'accompagner les tweets, postés en temps voulu par les élèves (responsabilité tournante).

- Rédaction de billets hebdomadaires devant être publiés sur le présent site. Ces billets retranscrivent l'intégralité des souvenirs de Frédéric B., sont annoncés sur le compte Twitter associé, et constituent donc le complément indispensable à ce dernier. Un appareil explicatif peut être adjoint, le cas échéant, au texte de Frédéric B., par le biais de recherches documentaires, afin d'expliciter quelques passages obscurs au lecteur ou de replacer la source dans son contexte. De même que pour les tweets, des illustrations peuvent être choisies, après validation de l'enseignant, afin d'accompagner les écrits de notre combattant.

- Rédactions, à un rythme plus variable, de billets explicatifs. Il s'agit de bâtir quelques exposés numériques et historiques concernant des aspects de la vie des poilus, croisés dans les écrits de Frédéric B., en s'appuyant sur des recherches basées sur des supports variés. Pour expliciter la philosophie de ces billets, quelques citations des carnets de Frédéric B. pourront être incluses dans ces articles regroupés dans la section "Autour des carnets".

 

 

 

LES OBJECTIFS PEDAGOGIQUES DU PROJET

 

- Prendre en charge la Mémoire d’un poilu et, par le biais de la lecture hebdomadaire de ses écrits, développer les connaissances des élèves quant au vécu de la Grande guerre par les combattants y ayant pris part.

 

- Maitriser les outils de recherche documentaire (CDI, moteurs de recherche, etc.). Développer l'esprit critique des élèves quant aux résultats de ces recherches.

 

- Etre capable de sélectionner une information ou une illustration en fonction de sa cohérence vis-à-vis du contexte et du texte à expliciter (Les carnets de Frédéric B.).

 

- Travailler en groupe, mener un projet commun.

 

- Rédiger de courts textes, résumant convenablement le récit à faire connaitre (en moins de 140 caractères).

 

- Maitriser les usages des réseaux sociaux modernes tels que Twitter. Être capable de publier des articles sur un blog, de les mettre en forme, etc.

 

- Réaliser des exposés à partir de problématiques collectives et de recherches sur différents supports.

 

 

Rédigé par Yann B.